05.04.2008

"Ce ne sont pas les économies qui feront la réforme, c'est la réforme qui permettra les économies"

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L’économie de la réforme
Après avoir présidé son 2ème Conseil de Modernisation des Politiques Publiques (CMPP), Nicolas Sarkozy a prononcé un discours sur la Réforme de l’Etat annonçant près de 140 mesures pouvant générer à terme plusieurs milliards d’euros d’économies.

Après avoir présidé son 2ème Conseil de Modernisation des Politiques Publiques (CMPP), Nicolas Sarkozy a prononcé un discours sur la Réforme de l’Etat annonçant près de 140 mesures pouvant générer à terme plusieurs milliards d’euros d’économies.

Dans le cadre de la revue générale des politiques publiques, Nicolas Sarkozy a souhaité que soit mise en place une « rationalisation des dépenses » permettant de réduire le rythme des dépenses d’évolution de la dépense publique à 1% par an.

Ainsi, le Président de la République s’est engagé à ce que le prochain budget pluriannuel fasse état du non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite. La moitié des gains réalisés grâce à la réduction du nombre d’effectifs sera redistribuée aux fonctionnaires en place. Le Ministre du Budget, Eric Woerth a indiqué que l’économie globale de cette mesure serait de l’ordre de 900 millions d’euros par an.

D’autres mesures telles que le regroupement des services de l’Etat, l’ajustement de certaines aides, la limitation de l’accès au logement social ou encore une meilleure utilisation des aides aux entreprises permettront de faire économiser à l’Etat la somme de 7 milliards d’euros d’ici 2011. « Ce ne sont pas les économies qui font la réforme mais la réforme qui permettra les économies, c’est la différence entre rigueur et réforme », a déclaré le Chef de l’Etat.

Nicolas Sarkozy a par ailleurs souhaité « la constitution d’un grand organisme d’audit des politiques publiques »  permettant de nourrir le débat et d’alimenter les décisions, afin que la réforme de l’Etat soit durable et continue.

Le Président de la République a également rappelé que la réforme des politiques publiques générerait sans doute des dépenses supplémentaires et a appelé le Ministre du budget à créer « un fond de modernisation ad hoc » pour faire face à ces dépenses supplémentaires, dans le cas où elles soient « utiles et rentables ».

Source : UMP 

25.03.2008

Euphorie à la Bourse de Paris

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Les investisseurs se ruent à l'achat, après la reprise des ventes de logements aux Etats-Unis et la revalorisation de l'offre de la banque JPMorgan pour racheter sa concurrente Bear Stearns.

Le CAC 40 s'envole de 3,56%, à 4695,28 points. L'Eurostoxx engrange 3,56%, à 3630,62 points. L'indice phare de la place londonienne, le FT100 s'octroie 3,78%, à 5703 points. A Francfort, le Dax 30 progresse de 3,34%, à 6530,83 points.

Contre toute attente, les ventes de logements existants aux Etats-Unis ont accéléré de 2,9% en février par rapport à janvier pour s'établir à 5,03 millions, en rythme annuel. Ce chiffre publié hier par le groupement national des agents immobiliers est ressorti bien au-delà des prévisions des analystes, qui tablaient sur 4,86 millions de reventes. Une telle progression du marché n'avait pas été enregistrée depuis des mois. Les marchés ont donc envie d'y voir le signe de l'essoufflement de la crise. Les investisseurs sont rassurés par ailleurs quant à la valorisation des établissements bancaires. Face à la fronde de certains actionnaires de Bear Stearns, JP Morgan a quintuplé son offre en la montant à dix dollars par action contre deux dollars auparavant.

Sur le plan macroéconomique, on attend à 15h00, l'indice de confiance des consommateurs du Conference Board de mars.

PPR (+6,88%) a annoncé le départ de Denis Olivennes de la présidence de la Fnac. Il sera remplacé par Christophe Cuvillier, actuel PDG de Conforama.

Selon le Financial Times, en partenariat avec le britannique AirTanker, EADS (+6,86%) est en bonne position pour remporter un contrat de 13 milliards de livres pour la fourniture d'avions ravitailleurs à la Royal Air Force. Par ailleurs, la compagnie aérienne chinoise Hainan Airlines compte renforcer sa flotte cette année, avec 12 Boeing 737-800, deux Airbus A330 et trois Airbus A340. Enfin, samedi, le quotidien «Suddeutsche Zeitung» indiquait qu'Airbus envisageait de se désengager de plusiers sites allemands par le biais d'une scission.

ArcelorMittal (+3,84%) compte porter à 49,95% sa participation dans le fournisseur américain de pièces détachées, de composants et de services à l'industrie automobile, Noble International.

Michelin (+5,06%) se distingue après avoir annoncé la semaine dernière un nouveau dispositif de tarification de ses pneus auprès des constructeurs automobiles. Le prix de vente sera revu chaque mois, si le cours du brent a varié de plus ou moins 5 dollars.

Renault (+5,13%) a revu en baisse son objectif de ventes de Logan en Inde, la croissance n'étant pas aussi forte que prévu. La production est arrêtée chez Dacia, filiale roumaine de Renault, après que des milliers de salariés se sont mis en grève lundi pour réclamer une hausse moyenne des salaires d'environ 65%.

Société générale (+6,07%) prend acte du dépôt auprès d'un tribunal fédéral de Manhattan de plaintes émanant de titulaires d'ADR Société Générale et visant à obtenir le statut de class action (plaintes en nom collectif). La banque compte se «défendre vigoureusement».

Selon le quotidien Nikkei, Mitsui & Co s'allie à Suez (+2,67%) pour un projet de production électrique et de désalinisation au Qatar estimé à plus de 400 milliards de yens (2,6 milliards d'euros).

Air France KLM (+1,39%) doit rencontrer aujourd'hui les organisations syndicales italiennes afin de trouver un terrain d'entente. Selon la presse italienne, le président d'Air France, Jean-Cyril Spinetta, devrait présenter quelques modifications de son plan de reprise de la compagnie Alitalia.

EDF s'octroie 1.52%. Selon le Wall Street Journal, EDF et ACS seraient en discussions avancées pour lancer deux OPA simultanées sur les sociétés espagnoles de services collectifs Iberdrola et Union Fenosa.

Parmi les plus valeurs les plus affectées sur le CAC 40, on notera la baisse du titre Gaz de France (-0.42%). Standard & Poor a indiqué que les notes de crédit court et long termes de Gaz de France qui sont respectivement à «AA-/A-1+» sont toujours placées sous surveillance avec implication négative. Par ailleurs, vendredi, la Commission de régulation de l'énergie a proposé de relever - à compter du 1er juillet - de 5,6% les tarifs d'accès payés par les fournisseurs pour utiliser le réseau de distribution de gaz naturel en France.

Parmi les hausses que l'on retient sur l'indice SBF80, Ubi Soft s'octroie 10,84%. Jeudi soir, Ubi Soft a annoncé l'acquisition des droits de propriété intellectuelle liés au nom du romancier américain Tom Clancy.

NRJ Group (-3,7%) a dégagé un résultat net, part du groupe 2007 de 51,5 millions d'euros, contre 52,9 millions en 2006, soit une baisse de -2,6%.

 Source : Le Figaro

24.03.2008

L'économie numérique

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Depuis quand Internet existe t’il vraiment? Du réseau privé militaire puis universitaire, Internet est devenu connu du grand public  à la fin des années 90, clôturant ainsi le millénaire pour ouvrir une nouvelle page. Une fois entrée dans les foyers, la toile a tissé  son réseau de manière exponentielle. L’avènement du haut débit propulse la démocratisation de l’utilisation de l’Internet. Les citoyens se sont approprié naturellement ce nouvel outil.
Les médias convergent pour rassembler sous l’étiquette numérique le texte, le son et la vidéo. En effet, l’utilisateur a accès  à partir d’une unique source à Internet, à la téléphonie et à la télévision.
Mais derrière cet usage "familial" se dévoile tout un marché économique qui a déjà connu une première régression assez douloureuse. Le plomb ne s’est jamais transformé en or pour les nombreux apprentis pionniers du 21ème siècle ayant parié sur ce nouvel Eldorado. Internet a franchi le pas malgré les difficultés et est devenu un moteur économique puissant, générateur de millions d’emplois sur l’ensemble de la planète.

Alors quelle est la place de l’économie numérique à l’échelle d’une collectivité locale comme une ville? Quand on parle d’Internet et des nouvelles technologies, on raisonne souvent au niveau international mais le ramener au microcosme local est loin d’être une hérésie. En effet, même s’il n’y a pas de frontières physiques à l’échange d’informations, la frontière humaine en tant qu’utilisateur reste présente.
Le premier cap à franchir est celui de la « connectatibilité » du citoyen. Par quel et avec quel moyen, le citoyen va t’il se connecter. L’accès à Internet est pour lui une charge fixe supplémentaire dont il devra s’acquitter mensuellement s’il veut rester "online". Ce cap n’est pas le plus évident car il est avant tout financier. Peut on parler d’Internet « social » si on permet à des citoyens d’accéder à une connexion à des tarifs modérés ? Ou de quelle manière une ville peut elle influencer la tarification en sachant que le marché est totalement libéralisé et qu’elle n’a pas vocation à devenir un prestataire d’accès.
Là dessus apparaît une autre problématique encore financière, celle du matériel. Le coût du matériel a déjà énormément baissé.
Le dernier problème est la finalité ou plutôt l’utilisation faite de cette boîte magique sans fond. La multiplicité de la disponibilité de l’information rend compliqué la lisibilité de l’information. Les thématiques répondent à tous les besoins. De l’éducatif au loisir en passant par le travail, le citoyen pourra utiliser Internet de manière à explorer et éprouver le réseau mondial.
Il y a plusieurs pistes à explorer mais il ne faut pas se tromper de stratégie au risque de donner des coups d’épées dans l’eau.

On parle de "Fracture Numérique" mais derrière cette notion se cache une relation transversale qui touche plusieurs situations de rupture. Elle instaure un déséquilibre entre certaines classes de la société. Un retard préjudiciable à l’intégration. La "Fracture numérique" C’est avant tout la dimension humaine inséparable d’un contexte économique. Cette dimension reçoit les effets immédiats ou latents de la conjoncture, qu’elle soit bonne ou mauvaise. Cette fracture vient se superposer en couche au dessus de celle dite « sociale », beaucoup plus ancienne. Si on résorbe la nouvelle alors peut être pourrons nous compenser la plus ancienne.

Une collectivité locale se doit de maîtriser tous les enjeux de ces technologies développées. Pour les citoyens, c’est un enjeu social.
Et pour la collectivité locale un des ces enjeux est aussi la réduction des coûts. La numérisation des documents est le premier engagement d’une diminution de coût du papier. En faisant d’une pierre deux coups, cette baisse de coût s’accompagne automatiquement d’un bénéfice pour l’environnement. Mais d’autres bénéfices environnementaux peuvent se dégager des nouvelles technologies comme le télétravail diminuant immédiatement les déplacements journaliers donc directement les émissions de CO2 dans l’atmosphère.
Notre région a une économie majoritairement tournée vers le tourisme. La diversification des ressources économiques  vers les nouvelles technologies permettra de garantir une certaine forme de pérennité économique. Un vecteur de compétence supplémentaire peut croître au profit de tous les citoyens.

Jean De La Fontaine dans une des ses fables nous apprenait qu’il ne servait à rien de courir. C’est vrai, mais la technologie évolue tellement rapidement qu’il ne faut pas attendre plus longtemps pour évoluer.

20.03.2008

Une loi pour faire baisser les prix

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Le coup d'envoi officiel de la loi de modernisation de l'économie est donné ce jeudi.

 

Entreprises

Dans la loi de modernisation de l'économie, les entreprises sont à l'honneur. Car il faut, a répété hier Nicolas Sarkozy au cours du Conseil des ministres, «renforcer la compétitivité de notre économie». «L'objectif est de faciliter le développement de la croissance en favorisant et en simplifiant la vie des entrepreneurs», résume un haut fonctionnaire.

Les formalités administratives de création de petites entreprises, notamment SARL, seront ainsi considérablement simplifiées (création du statut de l'auto-entrepreneur), et les charges fiscales et sociales pour les entreprises individuelles seront forfaitisées afin de faciliter les démarches administratives de ces entrepreneurs.

La réduction des délais de paiement à 60 jours assortie d'un doublement des pénalités pour les mauvais payeurs est également inscrite. Elle devrait permettre de rééquilibrer le rapport de force entre clients et fournisseurs et remédier aux problèmes de trésorerie pour les PME. Cher à Hervé Novelli, désormais secrétaire d'État aux PME et au Tourisme, le gel des conséquences financières du passage des seuils des 10 et 20 salariés est acté. Enfin, les droits de mutation dans le cadre d'une transmission, comme l'a demandé le président de la République, seront abaissés.

Plusieurs mesures fiscales pour les entrepreneurs statut fiscal de la jeune entreprise de croissance, déductibilité des intérêts d'emprunt augmentée pour les héritiers ou managers présents dans l'entreprise et souhaitant la racheter… ont au cours des derniers arbitrages été renvoyées à la prochaine loi de finances, l'Élysée ne voulant pas que la LME coûte trop cher au budget.

 

Concurrence

La deuxième partie la plus importante aux yeux du gouvernement et celle qui suscitera le plus de débats consiste à favoriser la concurrence dans la grande distribution. «Le seul moyen de vraiment aboutir à une baisse des prix alimentaires et de défendre le pouvoir d'achat sans mettre d'argent public dans l'économie», résume-t-on à Bercy. La négociabilité des tarifs entre distributeurs et fournisseurs sera autorisée, ce qui aboutira de facto à supprimer les marges arrière et permettra de faire considérablement baisser le prix de vente final. Autre volet du texte : le développement de l'urbanisme commercial. Le gouvernement veut assouplir considérablement les conditions d'ou­verture des grandes surfaces ou des centres commerciaux pour accroître la concurrence entre acteurs. Les règles régissant l'urbanisme commercial seront considérablement assouplies. Le but étant que les commissions chargées de valider ou non des implantations de grandes surfaces soient davantage cantonnées à une expertise environnementale et architecturale. Enfin, le texte installera une autorité unique de la concurrence, qui disposera seule des pouvoirs de sanctions. La philosophie du projet de loi consiste à réduire les réglementations dissuadant l'esprit d'entreprise, mais à renforcer les pouvoirs de contrôle a posteriori afin de prévenir tout abus.

 

Attractivité 

La LME comporte une demi-douzaine de mesures destinées à renforcer l'attractivité du territoire. Accélération du développement du haut débit, élargissement des attributions de fréquences numériques, mise en place d'un dividende numérique sont proposés. La LME veut aussi attirer davantage d'investisseurs étrangers. Il est notamment prévu d'élargir le régime fiscal des impatriés aux personnes venant en France en dehors d'une mobilité intragroupe qui permet la non-imposition des primes d'impatriation. Une disposition sur les titres de séjour devrait également y figurer, qui prendrait la forme d'une nouvelle carte de résidents pour des étrangers contribuant «de façon remarquable au développement économique de la France». Il s'agirait, par un traitement personnalisé, de permettre aux dirigeants étrangers qui viennent régulièrement en France, d'avoir une carte pour plusieurs années.

 

 Financement de l'économie

Le dernier volet du texte sera consacré à renforcer la place financière de Paris et traitera la question de l'ouverture du livret A à tous les établissements bancaires, conformément aux exigences de la Commission européenne. Une révolution qui s'ac­compagnera d'une évolution à la marge du rôle de la CDC (Caisse des Dépôts), dont le gouvernement veut, conformément aux souhaits du chef de l'État, faire un bras armé de la politique industrielle.

Source : Le Figaro